L’Europe vue par un groupe de Parisiens

1.1 L’Europe dans mon quotidien

Ai-je besoin, envie de l’Europe ? Oui – Non – Pourquoi
Oui bien sûr.
L’Europe est une zone de paix, une ouverture, la possibilité de rencontrer des gens différents mais cependant proches, c’est aussi la libre circulation des personnes et une monnaie commune : l’euro est un symbole fort.
Nous sommes tous nés après la 2ème guerre mondiale et pour beaucoup cela est naturel d’être européen surtout quand on a vécu enfant dans l’Est de la France où vivaient beaucoup d’italiens ou qu’on a des ascendances belges. On peut même se reconnaitre plus européen que français. Pour d’autres ce n’est pas naturel, c’est à construire.
L’environnement du travail est souvent multinational. Dans certaines branches professionnelles on apprend à se connaître, par exemple dans la magistrature.
Au point de vue culturel, avec Mozart, Beethoven, Purcell et autres on est avant tout européen, en architecture l’influence réciproque de l’italien de l’Espagne, de l’Autriche, de la France et tant d’autres est indéniable. Comme si la guerre de 1914 avait stoppé net cet élan européen.
Malheureusement il existe encore bien des rejets de l’autre ; même des jeunes allemands bien implantés en France peuvent se faire traiter de « sales boches ».

Si tout était possible, de quelle Europe je rêve ?
L’Europe est toujours à construire.
L’Europe doit rester un espace de paix, un espace qui respecte fondamentalement l’homme, la liberté de conscience, l’autre différent, où l’on développe la solidarité et le partage. L’Europe doit nous permettre de rester en mouvement : quand on rencontre des députés européens engagés, on voit qu’ils évoluent.
A l’instar de l’euro, des jumelages entre les villes ou de la chaine Arté, il faudrait inventer d’autres modes de partage d’un bien commun. Apprend-on dans les écoles les rudiments de chaque langue européenne

 

1.2 L’Europe en France

Selon moi, la France a-t-elle besoin de l’Europe ? Oui – Non – Pourquoi
L’Europe est un espace de paix : elle a su construire une réconciliation durable, impensable pendant les deux guerres mondiales, c’est un formidable gage d’espoir.
Aujourd’hui on est passé du stade de la réconciliation au stade de l’intégration.
L’Europe est un élargissement de l’espace national et pas seulement au plan économique.
L’objectif initial était de rééquilbrer les zones défavorisées par rapport aux zones favorisées en pariant que l’augmentation du pouvoir d’achat des premières profiterait à plus long terme aux secondes. Hélas le discours politique n’explique pas cela et laisse place à l’impression que la France n’a pas assez profité par rapport à sa mise.
A l’usage, on se rend compte de la forte disparité entre les régimes fiscaux et sociaux, qui rend utopique une parfaite harmonisation et entraine de fortes tensions, une concurrence déséquilibrée.
Pourtant dans certains domaines beaucoup d’efforts sont faits, par exemple en matière de diplômes reconnus, en matière de justice.
Les nationalismes nous paraissent mauvais, égoïstes, à combattre. On a été trop vite avec certains pays. Un certain nombre ne jouent pas le jeu de la communauté.

Si tout était possible, quelle Europe serait bonne pour la France ?
En premier lieu, le discours politique doit être cohérent avec les décisions décidées par les Etats eux-mêmes, de leur plein gré. L’Union européenne n’est pas une instance extérieure. Il faut regarder en face les contradictions dans le objectifs et les résoudre lucidement. Si on ne résout pas les inégalités énormes dans le domaine fiscal et social, cela menace la liberté.
Faut-il une Europe idéale ? L’option d’une Europe à deux vitesses n’est pas le bon choix, cela voudrait dire que quelques pays construiraient une Europe « modèle » à laquelle d’autres pays volontaires viendraient adhérer plus tard, quelle prétention ! Il faut au contraire construire quelque chose de plus modeste mais fait en commun. Alors cela deviendra quelque chose d’important car cela sera valorisé comme fait en commun. Essayons de valoriser l’Europe plutôt que seulement la France.
Construire l’Europe, c’est apprendre l’art du débat.
L’Europe ne doit pas être qu’économique, celle-ci a un effet repoussoir alors qu’il y a des défis motivants à relever, par exemple, l’accueil des migrants assumé par tous les pays et pas seulement par ceux qui sont en première ligne, une politique de défense cohérente.
Dans certains domaines, il suffirait d’une volonté politique pour accéder à une harmonisation ; par exemple la problématique de l’égalité entre les hommes et les femmes, qui reste un débat permanent en France et un non-sujet en Suède.

 

1.3 L’Europe dans le monde

Selon moi, l’Europe est-elle nécessaire au reste du monde ? Oui – Non – Pourquoi
L’Europe est indispensable face à la mondialisation. Elle permet d’améliorer le rapport de forces économiques entre grandes zones.

Si tout était possible, quelle Europe serait bonne pour le monde ?
Si l’Europe apprend l’art du débat, davantage de solutions pourront être trouvées face aux défis planétaires à relever : le climat, la paix sur l’ensemble du globe versus la gestion des guerres, la gestion des flux migratoires.

 

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