La démarche d’utilité sociale des SSF en 2018

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Nous démarrons nos projets pour l’année 2018 et notamment en vue de notre rencontre de novembre. Le site internet passera bientôt des couleurs de la session « Quelle Europe voulons-nous ? » à celles de notre événement 2018 !

 

Dominique Quinio, dans la Lettre des Semaines Sociales de France de janvier 2018, posait une série de questions en vue du rendez-vous des 2,3 et 4 novembre :

« Les Semaines Sociales, en plus d’un siècle d’existence, se sont transformées pour mieux répondre aux évolutions de la société. Les attentes de nos contemporains changent. Le visage du christianisme français se modèle autrement. Qui êtes-vous les amis des Semaines sociales ? Quelle vision avez-vous du rôle des chrétiens dans la société et le monde ? Où et comment doivent-ils s’engager ? Quels sont les nouveaux contours de ce qu’on appelle le christianisme social ? (…) Quelles Semaines sociales voulons nous ? ». 

Une contribution importante à ce questionnement sera fournie par la DEUS (Démarche d’évaluation d’utilité sociale des SSF), conduite par le Groupe de recherche sur l’évaluation de l’utilité sociale (GREUS), groupe associé à l’Institut Catholique de Paris. L’objectif de cette étude est d’identifier et de nommer la « valeur » produite par les SSF, le mot « valeur » devant s’entendre par « signification » et « impact ». Que représentent les SSF ? Comment son identité et ses missions sont-elles appréhendées à l’intérieur et à l’extérieur de l’association? Comment sa place et son rôle dans l’Eglise et dans la société sont-ils perçus par rapport au passé, au présent et à l’avenir ?

Cette Démarche, commencée en décembre, va se poursuivre jusqu’à la fin du mois de juin. Il ne s’agit pas d’une réflexion d’experts mais d’un travail participatif s’appuyant sur un groupe-témoin de membres des SSF. Il est fait appel à la raison mais aussi au cœur pour exprimer ce que représentent, personnellement pour chacun, les SSF. Ce groupe, à parité homme/femme, est diversifié tant par le parcours que par l’âge de ses membres. Il n’a pas vocation à représenter toutes les sensibilités, mais à permettre, dans le temps limité imparti, d’identifier une série de points cruciaux de discussion permettant de faire avancer la réflexion collective.

Ce travail ne se fait pas en vase clos puisqu’une phase essentielle sera le dialogue/partage avec des parties prenantes, mouvements, organisations, personnes qui se réclament, de près ou de loin, du christianisme social ou, plus généralement, de l’engagement social. Des réunions de dialogue/partage sous forme d’ateliers participatifs ont été programmées avec des acteurs de la recherche et de la formation, des think-tanks, des politiques et des médias, les mouvements partenaires des SFF, de nouveaux acteurs du christianisme social… Il y aura aussi des réunions spécifiques avec les antennes régionales, avec les membres du Conseil d’Administration et avec la galaxie des proches des SFF (salariés, bénévoles, participants aux sessions, membres de la fondation).

A partir des résultats de ces ateliers participatifs et d’entretiens individuels il sera proposé par le GREUS une vision de l’identité des SSF appuyée sur les représentations de ses membres et partenaires ainsi que des acteurs extérieurs. Il sera également proposée une évaluation de la cohérence entre vision et pratique et esquissées des pistes en vue d’une évolution. Cette étude sera portée à la connaissance des membres des SSF et sera un élément important à discuter lors du rendez-vous de novembre.

Laurent de Mautort, administrateur des SSF et pilote de l’année 2018

 

 

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