Définir l’Europe et oser la subsidiairité pour une communion entre nations

1.1 L’Europe dans mon quotidien

Ai-je besoin, envie de l’Europe ? Oui – Non – Pourquoi

Préambule: pour répondre à toute question sur l’Europe, il et impératif de définir auparavant de quoi l’on parle. Europe me parait en effet aujourd’hui un nom fourre-tout où chacun, sans toujours en être conscient, met des contenus plus ou moins différents. Ce manque de rigueur est cause de beaucoup de maux dans nos débats: approximation, accord inconsistant, incompréhension, frustration, etc. Beaucoup l’identifient à la Commission Européenne, son parlement et ses administrations bruxelloises. D’autres l’identifient à l’Union Européenne. Pour d’autres c’est un espace géographique ou géo-politique, avec ou sans tout ou partie des pays de l’ancienne Europe de l’Est qui a connu le joug soviétique, jusqu’à l’Oural ou sans la Russie. Pour d’autres encore l’Europe est un espace culturel dont les racines plongent dans la chrétienté du Moyen Age qui,bien que morcelée politiquement, connaissait une libre (moyennant octroi comme aujourd’hui les péages) circulation des marchandises et des personnes, de foires en foires ou d’universités en universités. Etc.
Personnellement je privilégie une définition géo-politique et culturelle: l’Europe est l’ensemble de pays-nations qui sont à l’Ouest de l’Oural avec leurs habitants et leurs cultures qui plongent ses racines dans le christianisme. Cette Europe ne présuppose pas la Commission Européenne et les institutions connexes.
Pour voyager (aller voir ma fille qui réside au Pays Bas, participer à des rassemblements internationaux à Rome ou ailleurs, pour faire du tourisme culturel), j’ai besoin d’un minimum de frein à la circulation entre les pays de cette Europe.

Si tout était possible, de quelle Europe je rêve ?

L’Europe dont je parle existe. Je n’ai pas besoin de la rêver, mais seulement de la vivre.
Après, en terme d’organisation politique, je rêve que prévale:
* un principe de subsidiarité librement consentie: une libre association des pays volontaires pour déléguer à un organisme commun (GIE) ce qu’ils pensent ne pas pouvoir assurer de façon optimale pour le bien commun du monde entier.
* une mise en place de dispositifs de régulation monétaire et d’échanges commerciaux qui permettent de préserver les savoirs-faire et les emplois au sein de chaque nation (comme le fait la Suisse pour son agriculture et son industrie) et/ou les niveaux de prix et de rémunération au sein de chaque pays (l’ouvrier suisse gagne plus de 3000 euros par mois).
* une économie de communion, où, dans une perspective de viabilité à très long terme, les entrepreneurs ont le souci non seulement de la rentabilité financière et de l’efficacité technique mais d’abord des hommes qu’ils emploient, avec la volonté de maximiser les emplois, avec une attention à y accueillir ceux qui sont sans emploi.

Est-ce que les institutions européennes actuelles permettent de promouvoir ces orientations? Bien qu’insuffisamment compétent pour y répondre, j’imagine qu’un aggiornamento en profondeur des politiques et des organisations européennes s’avère nécessaire.

1.2 L’Europe en France

Selon moi, la France a-t-elle besoin de l’Europe ? Oui – Non – Pourquoi

Ma réponse est, me semble-t-il, dans ma réponse précédente.

Si tout était possible, quelle Europe serait bonne pour la France ?

Idem

1.3 L’Europe dans le monde

Selon moi, l’Europe est-elle nécessaire au reste du monde ? Oui – Non – Pourquoi

De même que l’exemplarité d’un dirigeant a un impact bénéfique sur le personnel qu’il dirige, de même toute exemplarité d’un pays ou des GIE multinationaux ou européens peut être d ‘exemple pour d’autres pays ou GIE extra-européens.

Vouloir de tout régenter par le haut conduit à faire de l’Europe un « empire », avec le rêve de jouer à égal avec d’autres empires (chinois, indien, états-uniens, etc). Je crains que ce ne soit un leurre. L’Europe a sa propre voie à trouver et développer, une voie qui ne doit rien aux autres logiques impériales qui cherchent à dominer tout ou partie du monde. Pour trouver sa voie chaque pays et ensemble doit s’aimer soi-même (volonté d’exister avec sa démographie, son histoire, ses langues, son autonomie, sa culture et son économie,son éthique et sa religion qui est à la source de ses valeurs, son dialogue vraiment démocratique, etc. …) et aimer chaque autre pays à commencer par les plus proches (sans ambition dominatrice, chercher à servir les autres nations en Europe et hors d’Europe dans la mesure de ses moyens…).

Si tout était possible, quelle Europe serait bonne pour le monde ?

Cf réponse précédente

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